vendredi 14 janvier 2011

Vaut mieux être ici bas, gastronome qu'astronome

Depuis quelques semaines, je me suis mise  à fond dans des recherches pour rédiger mon mémoire de fin d'étude. Comme j'ai choisi un sujet qui parle de gastronomie française, je lis des articles et des livres complètement abracadabrants sur l'histoire de la cuisine. Je ne pensais pas qu'on ait pu autant théoriser la chose ! Même si je comprend aisément comment de fins gastronomes, critiques culinaires de tous temps, éminents scientifiques ou grands écrivains aient pu écrire sur ce sujet qui me tient tant à coeur, ces lectures m'ont surprise, enchantée et même fait parfois rire aux éclats ! C'est que, pour citer un exemple - et pas des moindres - le Manuel des Amphitryons CONTENANT Un Traité de la Dissection des viandes à table, la Nomenclature des Menus les plus nouveaux pour chaque saison et des Éléments de politesse gourmande regorge de pépites ! Vous y trouverez toutes les méthodes pour disséquer "depuis l'alouette jusqu'à l'outarde" en passant par l'aloyau mais aussi des menus de dîners gargantuesques donnés par je ne sais quel prince, duc ou riche bourgeois à l'époque de ce bon vieux Alexandre-Balthazar-Laurent Grimod de La Reynière. 
Mon coup de coeur va néanmoins à Horace Raisson et Auguste Romieu avec leur Code Gourmand. Les auteurs de cette petite merveille décrivent d'une manière charmante les saisons et leurs richesses gastronomiques et énumèrent les règles de bienséance pour être un véritable Amphitryon. Comme Horace et Auguste étaient des mecs cools, ils nous font également cadeau de leurs astuces pour avoir les meilleurs morceaux ! Je vous donne un petit exemple pour le plaisir : Chapitre VI, Art 3 : "Il ne faut qu'un peu de dextérité lorsqu'on découpe une grosse pièce, pour escamoter aux regards le meilleur morceau. Alors, en se servant le dernier, on se retrouve le mieux partagé" ! Malin ! Bref, si ça vous amuse, voici des liens pour télécharger le Code Gourmand et pour Le Manuel des Amphitryons c'est ici !.
Et puis parce que j'ai trouvé ça bien, voici un extrait sur le mois de Janvier.


"Des douze mois de l'année, le premier est le plus favorable à la gourmandise. C'est le moment des souhaits réciproques, des étrennes, des réconciliations, des repas de familles. Le jour des rois vient l'embellir de l'éclat de ses grands dîners. La fève adroitement placée fait échoir le sceptre au riche convive, qui se transforme bientôt en généreux amphitryon. La royauté sert de prétexte à de nouveaux festins, et pour que tout le monde participe aux plaisirs nutritifs de janvier, saint Charlemagne traite les écoliers, et saint Pierre ne se sert de ses clefs le jour de sa fête, que pour ouvrir les deux battants de la salle à manger, chez tous les gens vraiment dignes de l'avoir pour patron.
La prévoyante nature a voulu doter en enfant gâté ce mois chéri du gourmand; elle a rendu à la fois les trésors de la boucherie, les richesses des forêts, les mines fécondes des potagers, tributaires du cuisinier habile. C'est en janvier que le boeuf, le veau, le mouton, émigrés du Cotentin, de Pontoise, des Ardennes, arrivent à Paris, mortifiés et succulents. Le sanglier, le chevreuil, le lièvre, le faisan, le pluvier, le coq de bruyère, la sarcelle, la perdrix, l'oie sauvage, le canard, la bécasse, la bartavelle, la gelinotte, le guignard, le rouge-gorge, l'alouette, se donnent alors rendez-vous à la Vallée, et ne revoient le bois qu'en tournant de compagnie à la broche. Les choux-fleurs, les cardons, le cèleri, sont brillants de saveur et de suc, et la truffe est à l'apogée de sa gloire.
La sécheresse de l'atmosphère, la vivacité piquante de l'air, disposent d'ailleurs heureusement le gastronome à profiter des richesses que la nature étale autour de lui; c'est en janvier surtout que l'on ressent de ses appétits robustes qui donnent si beau jeu au cuisinier.
Alors, un maître de maison, jaloux de son honneur, ne peut se dispenser de recevoir et de bien traiter ses amis. C'est le seul mois de l'année, peut-être, où un repas s'accepte de confiance, et , si un mauvais dîner prié est en tout temps une mortelle injure, en janvier c'est un guet-apens.
Nombre d'honorables personnes sont fort embrassées dans le choix de leurs présents de bonne année. Les enfants et les jeunes femmes croquent seuls des dragées. Il faut une liaison bien étroite ou une grande familiarité pour autoriser les cadeaux de quelque valeur intrinsèque. Dans le doute où l'on flotte, nous recommandons une méthode qui a toujours réussi. Il est de ces cadeaux sans conséquences, mais non sans prix, qui ne se refusent pas, qui plaisent et qui inspirent l'estime : ce sont les comestibles. On n'oublie pas aisément l'ami, le solliciteur, le protégé qui a fait déguster un pâté aromatisé, une délicate poularde, un vin généreux, une liqueur onctueuse. La gratitude et la digestion se combinent, le nom du donateur se rattache à l'objet donné. L'estomac aussi a sa mémoire, et le système mnémotechnique dont nous proposons ici l'adoption est à la fois aimable et infaillible."

Caro

jeudi 6 janvier 2011

Les nouilles chinoises de Fifou

Pas très loquaces les Cooks ces dernières semaines... C'est qu'entre les partiels, les valises, le retour en France, Noël et le réveillon...
Bref me voici de retour avec une recette qu'on s'était préparée un soir de révision de partiels. C'est facile, rapide, pas cher et vraiment bon. A vos woks les copains !



Nouilles chinoises poulet - asperges vertes

Ingrédients pour 4 personnes :

Un paquet de nouilles chinoise (3 plaques)
4 escalopes de poulet
2 tomates
Une botte d'asperges vertes
2 oignons
50 ml de sauce soja
Un cube de bouillon de volaille
Sel, poivre
Huile d'olive
1 pincée de sucre

Émincer les oignons finement. Dans un wok ou une poêle chaude, verser un filet d'huile d'olive. Faire revenir les oignons. 
Pour éplucher les asperges, retirer les petites pointes sur 5 centimètres entre la tête et la queue. Éplucher le bas de l'asperge avec un économe et casser le pied à la main (cliquez ici pour voir la technique en vidéo sur le site de L'atelier des Chefs). Séparer les pointes du reste. Couper les pointes en deux dans la longueur et émincer le reste en petit dés.
Lorsque les oignons sont translucides, ajouter la pincée de sucre, laisser confire 1 minute puis ajouter les dés d'asperges et une pincée de sel. 
Couper la chair des tomates en petits dés après avoir retiré l’intérieur. Ajouter alors les dès de tomates.
Dans une autre poêle chaude, verser un filet d'huile d'olive puis faire griller les pointes d'asperges. Une fois qu'elles sont bien grillées, retirer la poêle du feu et les réserver.
Faire chauffer une casserole d'eau avec le cube de bouillon. Une fois que l'eau bout, retirer la casserole du feu, mettre les nouilles et recouvrir. Pour le temps de cuisson, suivre les indications de cuisson indiquées sur le paquet. Une fois cuites, les égoutter rapidement et les verser dans le wok avec les légumes. Ajouter également les pointes d'asperges (en garder quelques unes pour la présentation). Saler, poivrer, verser la moitié de la sauce soja et mélanger.
Dans la poêle vide verser un filet d'huile d'olive et faire cuire les escalopes de poulet. Commencer la cuisson à feu vif puis baisser afin que la viande ne sèche pas. Au bout de 5 minute, déglacer avec le reste de sauce soja. Saler et poivrer. Terminer la cuisson à feu doux.
Découper les escalopes en fines tranches. Dans une assiette, déposer les nouilles aux légumes, disposer les tranches de poulet et décorer de pointes d'asperges.
Pour changer, remplacez les asperges vertes par des pois gourmands, c'est pas mal non plus !

Caro

mardi 21 décembre 2010

Souvenir de Marrakech

Voici maintenant un moment que je suis rentrée de mon week-end à Marrakech mais je viens seulement de récupérer les recettes que nous avons eu l'occasion de faire. Grâce à Fatima, la cuisinière du riad, nous avons fait des plats typiquement marocains, trop délicieux !La harira est une soupe traditionnelle marocaine, assez épaisse et bien nourrissante, qui est souvent préparée lors du Ramadan. Cette version ci dessous de la harira est sans viande mais vous pouvez ajouter de l'agneau en dés.
Tout au long de la préparation nous avons tenté de noter les ingrédients et les étapes à suivre,  d'où les quantités un peu approximatives, mais la version finale me parait être bonne. Si vous avez des modifications à proposer, n'hésitez pas !
Nous avons prévu de faire un concours avec les filles pour voir qui referait le mieux les recettes, vous voulez participer ?




Harira (soupe traditionnelle marocaine)


Pour la soupe:
1 bol de pois chiches trempés pendant 2 jours
1 bol de lentilles
1 oignon rouge râpé
1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
1/2 verre d'huile
2 grosses cuillères de concentré de tomate
1 pincée de safran
1 grosse poignée de coriandre hachée
1 cuillère à café de sel

Pour le riz:
100g de riz
1 petite boite de concentré de tomate
2 bols de farine

Mettre tous les ingrédients pour la soupe dans une cocotte minute et couvrir de 2 litres d'eau bouillante. Fermer et cuire pendant 30 minutes.
Pendant ce temps, dans une grande casserole, faire diluer la petite boite de concentré de tomate dans 2 litres d'eau. Ajouter le riz et faire cuire le temps indiqué.
Dans une casserole ou un saladier, faire dissoudre la farine dans de l'eau froid (environ 750ml), en fouettant un peu pour aider. Attention, il ne faut pas qu'elle soit trop épaisse mais plutôt fluide. Cette pâte va aider à épaissir la soupe.
Quand la préparation de la cocotte est terminée, verser son contenu dans la casserole du riz, et y ajouter le mélange de farine et d'eau. Bien mélanger jusqu'à obtenir une soupe lisse.

Olivia

mardi 30 novembre 2010

vendredi 26 novembre 2010

Une ouiche, on dit une ouiche lorraine !

Dans la recette classique de la quiche lorraine il y a juste du fromage et des lardons. Dans la mienne, il y a en plus plein d'oignons un peu confits ! J'entends Olivia d'ici : Ahlalalalala Caro et ses oignons !
Bref, voici une recette de quiche pas vraiment lorraine du coup. 
Peut-être que Lorraine, sainte patronne de la quiche s'offusquera, mais c'est bon donc j'espère qu'elle ne m'en voudra pas !


La quiche lorraine à ma façon

Ingrédients pour 6 personnes (une quiche) :

Un rouleau de pâte brisée (si vous voulez la faire vous-même, grand bien vous fasse !)
200g de lardons
2 gros oignons
Une belle cuillère à soupe de sucre

Pour l'appareil à quiche :
œufs
3 belles cuillères à soupe de crème fraîche
2 dl de lait
100g d'emmental râpé
Sel, poivre

Mettre le four à chauffer à 200°.

Éplucher puis émincer les oignons le plus finement possible.
Dans une poêle bien chaude, verser un filet d'huile d'olive puis faire revenir les oignons avec une pincée de sel. Dès qu'ils deviennent transparents, ajouter le sucre et faire caraméliser pendant quelques minutes. Faire alors revenir les lardons avec les oignons jusqu'à ce qu'ils soient bien cuits ( retirer le gras au fur et à mesure si il y en a trop dans la poêle).

Pendant ce temps, préparer l'appareil à quiche. Casser les œufs dans un grand bol et les fouetter. Ajouter la crème fraîche et le lait en continuant de fouetter. Y verser le fromage râpé, saler, poivrer et  bien mélanger le tout.

Dans un moule à tarte, étaler une feuille de papier sulfurisé puis la pâte. Au fond de la tarte déposer le mélange oignons/lardons et bien étaler. Verser alors l'appareil à quiche bien uniformément.
Mettre au four pendant 20 à 30 minutes à 220° ( jusqu'à ce que ce soit bien doré sur le dessus) (si vous voulez vraiment être sur que c'est bien cuit, plantez un couteau, s'il ressort sans trace de crème, c'est que c'est bon !).

PS : Vous pouvez changer de fromage râpé au gré de vos envies...

Caroline

jeudi 25 novembre 2010

L'en-cas du jour !

Caroline et moi sommes toujours à la recherche d'une bonne recette facile et rapide à réaliser pour nos petits "frichtis" de tous les jours. (je suis vraiment la seule à employer ce mot ? S'il vous plaît dites moi que non !)

Hier, on croyait qu'il ne restait plus rien dans notre frigo, et la seule pensée de sortir dehors dans ce froid et dans la neige nous décourageait directement de toute tentative. Mais attention ! Deux petites cooks affamées trouvent toujours de quoi se faire un bon plat ! Voici notre dernière invention d'inspiration grecque pour nous réchauffer un peu !



Pitas au saumon poché et Tzatziki

Ingrédients pour 4 personnes:

4 pitas
3 filets de saumon
8 cuillères à soupe de tzatziki
Sel, Poivre

Faire chauffer le four à 180°C.

Dans une grande casserole, pocher les filets de saumon dans de l'eau bouillante et salée. Les retirer quand ils sont à peine cuits. Puis, émietter le saumon à l'aide d'une fourchette. Saler et poivrer.



Pendant ce temps, réchauffer les pitas au four quelques minutes.

Au dernier moment, couper les pitas en 2. Verser une cuillère à soupe de tzatziki dans chaque moitié ainsi que du saumon émietté.

Petite astuce: vous pouvez également mettre quelques herbes finement hachées dans le saumon pour encore plus de parfum.

Olivia

dimanche 21 novembre 2010

On mange quoi en Norvège? partie 1

Quand deux énormes gourmandes françaises se retrouvent pendant 6 mois en Norvège, ça donne quoi ? Cela fait plusieurs mois que nous essayons avec Caroline de déchiffrer la gastronomie norvégienne, à la recherche de cette fameuse recette ou de ce produit atypique que nous allons rapporter en France. Et bien figurez-vous que cette tache n'est pas si simple !

Commençons par la base : quand on pense Norvège on pense évidemment au poisson. Saumon et cabillaud sont les deux principaux mets de la mer et on les retrouve sous toutes leurs formes dans les rayons des supermarchés. Saumon frais, fumé, mariné, en boulette ou congelé, il y a le choix ! D'après un nouvel ami norvégien chez qui j'ai eu la chance de diner, le repas typiquement norvégien se compose de poisson (dans ce cas la, ce fut un cabillaud de 3 kilos...) et de légumes bouillis, le plus souvent des pommes de terre et des carottes. Très sains me direz-vous ? C'est juste quand ils en ont marre de manger ces fameux hot-dogs que l'on trouve à chaque coin de rue !

Le deuxième plat typiquement norvégien se compose exclusivement de crevettes (que l'on peut aller acheter directement sur les bateauxà Aker Brygge) arrosées généreusement de mayonnaise. Et la, quand on parle de mayonnaise, ça ne rigole plus ! Les norvégiens ont apparemment un goût très prononcé pour tout ce qui est en tube. Ils remplissent les rayons et la mayonnaise n'est pas une exception. Vous les trouverez à tous les goûts, pour accompagner tous les plats ! Les norvégiens sont également très friands des taramas en tube, mais il en existe tellement de sortes qu'on ne sait plus lequel choisir...




Voilà pour les premières spécialités norvégiennes. La gastronomie française nous manque un peu pour tout vous avouer, mais nous espérons encore trouver la perle rare qui comblera notre curiosité !

Olivia